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Neuvaine pour les vocations

du 23 avril 2018 au 1 mai 2018

 "Chers frères et sœurs, nous vous proposons de prier une neuvaine qui commencera le lundi 23 avril, lendemain du dimanche du bon pasteur, et qui s’achèvera lors du pèlerinage pour les vocations sacerdotales à Ars, le 1er mai.

Le Seigneur nous dit de demander au Père d’envoyer des ouvriers à la moisson, et nous désirons que cette prière monte dans l’ensemble du diocèse, en famille, seul, en communauté… En sachant que lorsque vous priez, c’est l’Eglise entière qui prie avec vous.

Pour cela, nous vous proposons de prier le Père par l’intercession de Ste Thérèse de Lisieux, qui était proche de prêtres missionnaires, soutenant par sa prière leur apostolat et de Ste Elisabeth de la Trinité, qui a été canonisée en 2016, car maintenant que le carmel de Chambéry est devenu le Carmel de la France entière, nous pensons que c’est le moment de faire particulièrement appel à ces chères sœurs.

Au cours de ces neufs jours, la structure de la prière sera toujours la même : une petite citation de l’écriture qui introduit le thème, puis un texte d’une ou de nos deux intercesseurs, une minute de silence en méditant sur ce qui nous a touché dans leur texte, puis un « notre Père » et un « je vous salue Marie », et enfin, la prière spécifique. Vous pouvez aussi, au cours de cette neuvaine, jeûner un repas ou plus, si vous le désirez."

Les séminaristes de Savoie.

Méditation à télécharger pour chaque jour

Pourquoi une neuvaine à Ste Thérèse et Ste Elisabeth ? Et quelques clefs de lecture pour saisir les textes.
Ste Thérèse et Ste Elisabeth étaient des carmélites ; extérieurement, leur vie peut sembler inutile et perdue aux yeux du monde. Elles se sont enfermées jeunes dans un monastère, pour y prier et vivre en communauté toute leur vie. Et elles sont décédées particulièrement jeunes. Mais aujourd’hui, les deux sont canonisées du fait des textes incroyables, reflet de leurs vies, qu’elles ont écrit, et qui nourrissent spirituellement tout autour du monde des milliers de personnes.
Comment ces femmes que l’on pourrait croire inutiles ont-elles eu un tel rayonnement ? Et bien, comme le dit St Augustin à propos de Dieu, « je te cherchais dehors quand tu étais dedans… Plus profondément à moi-même que moi même, c’est toi ». C’est au fond du silence de leur carmel, dans le retrait du monde que vivent les contemplatifs, qu’elles ont pu approfondir leur relation avec le Christ, avec ce Dieu qui réside au fond du cœur. Prier, c’est parler à Dieu, mais c’est aussi écouter, comme le dit le premier commandement : « Écoute Israël ». Écouter Dieu, et ainsi, peu à peu, le connaître, et en le connaissant, l’aimer, et en l’aimant, aimer nos frères et nous-mêmes.
La prière d’oraison, c’est se mettre en silence et par exemple répéter de plus en plus doucement le nom de Jésus, en écoutant le silence, et peu à peu, nous pouvons découvrir que nous ne sommes pas seul, que Dieu est là, autour de nous et au fond de notre cœur. Il se manifeste par une paix, une douceur, une lumière, un silence qui est comme habité. Et là, nous pouvons rester des heures, aimant et se laissant aimer par celui qui nous donne la vie, sa vie, par amour. Comme lorsqu’on creuse un puits, au début, il n’y a pas forcément d’eau, mais peu à peu, la terre est humide, puis un peu d’eau apparaît, avant que cela ne devienne, comme le dit Jésus à la Samaritaine, une source d’eau jaillissante pour la vie éternelle.
Comme le dit Ste Thérèse à la suite de St Paul, le Corps du Christ qu’est l’Eglise est composé de plusieurs membres, il y a ceux qui sont à l’extérieur qui transforment le monde selon le projet d’amour de Dieu par leur travail, les laïques, les prêtres, les religieux apostoliques… Et puis, il y a le cœur, les poumons… qui sont invisibles, mais essentiels. Invisiblement, ils envoient dans l’ensemble du corps la Vie elle même : Dieu. Par leur prière, ils irriguent le corps et lui permettent de tenir et d’annoncer la bonne nouvelle. Ceux-là, ce sont les contemplatifs, qui par l’écoute de Dieu font descendre Dieu dans l’ensemble du corps, et qui par leurs prières d’intercession font remonter à Dieu les appels du corps.
A la fin des temps, nous verrons sûrement que beaucoup d’actions que nous avons faites ont été possibles parce que portées par toutes ces personnes qui de jours comme de nuit prient pour le monde de tout leur cœur, par toute leur vie. Et parfois, cela se voit à l’extérieur, par les textes qu’ils peuvent nous transmettre, image de ce qui se passe, invisiblement, dans les actions quotidiennes.
Une des missions des carmélites est de prier pour les prêtres. Ste Thérèse priait par exemple pour plusieurs prêtres, dont un extrait de lettre vous est proposé. Vous le savez, vous sentez la différence, entre geste fait par amour ou par obligation. Et pourtant, cela est invisible, mais c’est l’essentiel. Et bien, la prière, est ce qui permet à Dieu de passer, à l’amour d’agir. Ainsi, un prêtre, porté par la prière pourra être fécond, sûrement à son insu, grâce à la prière de carmélites qui font qu’au-delà de la personne du prêtre, ou de n’importe quelle personne, c’est Dieu qui passe.
 

 

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