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Venue du Pape à Genève

29 juin 2018

Dossier de presse

Messe papale, 21 juin, Palexpo, Genève

Vous retrouvez sur notre page :
- Photos (du diocèse LGF ainsi que du Conseil œcuménique des Eglises)
- Discours et homélie du pape
- Mot final de l’évêque
- Description du cadeau donné au pape
- Des indications sur la messe : « Le saviez-vous »
- Communiqués

- un album photo

DVD : Le DVD de la messe du pape est disponible auprès de cath-info : secretariat[nospam]cath-info.ch / 021 653 50 22.

 

MOT DE l'EVEQUE DIOCESAIN :

La visite du pape à Genève est encore toute fraîche dans nos mémoires.

Après la rencontre avec le président de la Confédération, le pape a participé à la prière œcuménique organisée par le Conseil œcuménique des Eglises (COE). Je me permets de relever un thème qu’il y a évoqué, et qui situe le dialogue dans l’ensemble de la vie chrétienne : « Choisir d’appartenir à Jésus avant d’appartenir à Apollos ou à Pierre (cf. 1 Co 1, 12), d’appartenir au Christ avant d’être ‘‘Juifs ou Grecs’’ (cf. Ga 3, 28), d’appartenir au Seigneur avant d’être de droite ou de gauche, choisir au nom de l’Évangile le frère au lieu de soi-même signifie souvent, aux yeux du monde, travailler en pure perte. N’ayons pas peur de travailler en pure perte ! L’œcuménisme est ‘‘une grande entreprise en pure perte’’. Mais il s’agit d’une perte évangélique, selon la voie tracée par Jésus : «Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera» (Lc 9, 24). Sauver ce qui nous est propre, c’est marcher selon la chair ; se perdre en suivant Jésus, c’est marcher selon l’Esprit. Ce n’est qu’ainsi qu’on porte du fruit dans la vigne du Seigneur. Comme Jésus l’enseigne lui-même, ce ne sont pas ceux qui accaparent qui portent du fruit dans la vigne du Seigneur, mais ceux qui, en servant, suivent la logique de Dieu qui continue de donner et de se donner (cf. Mt 21, 33-42). C’est la logique de la Pâque, l’unique qui porte du fruit ».
Lors du dialogue théologique de l’après-midi, à nouveau au COE, on a constaté un souci commun pour certains graves problèmes de notre époque, comme la concentration croissante de la richesse dans un petit nombre de mains. Il est important que les chrétiens en parlent et le fassent ensemble. Le pape a aussi concentré le regard sur ce qui est commun aux chrétiens, et la base d’un « nouvel élan évangélisateur : « Mais en quoi consiste cette force d’attraction? Certainement pas dans nos idées, stratégies ou programmes : on ne croit pas à Jésus Christ au moyen de l’obtention de consensus et le Peuple de Dieu n’est pas réductible au rang d’une organisation non gouvernementale. Non, la force d’attraction est toute dans ce don sublime qui a conquis l’Apôtre Paul : «Connaître [le Christ], éprouver la puissance de sa résurrection et communier aux souffrances de sa Passion» (Ph 3, 10). C’est notre unique avantage : la «connaissance de la gloire de Dieu qui rayonne sur le visage du Christ» (2 Co 4, 6), qui nous est donnée par l’Esprit vivifiant. C’est le trésor que nous, fragiles vases d’argile (cf. v. 7), nous devons offrir à ce monde aimé et tourmenté. Nous ne serions pas fidèles à la mission qui nous est confiée si nous réduisions ce trésor à la valeur d’un humanisme purement immanent, adaptable aux modes du moment. Et nous serions de mauvais gardiens si nous voulions seulement le préserver, en l’enterrant par peur d’être provoqués par les défis du monde (cf. Mt 25, 25). »
Lors de la messe, dans son homélie sur le Notre Père (prière commune des chrétiens, ce qui nous a été rappelé par notre souci commun de garder le même texte), le pape est revenu sur le renouvellement de notre regard mutuel : « Nous introduisons dans le monde de vraies nouveautés, parce qu’il n’y a pas de nouveauté plus grande que le pardon, qui change le mal en bien. Nous le voyons dans l’histoire chrétienne. Nous pardonner entre nous, nous redécouvrir frères après des siècles de controverses et de déchirures, quel bien cela nous a fait et continue à nous faire ! »
Je suis convaincu, comme je l’ai dit à la fin de la messe en reprenant un thème que je répète inlassablement (dans deux lettres pastorales) : l’évangélisation dans notre monde, et l’unité des chrétiens, demandent que l’on voie que « L’Église, c’est l’Évangile qui continue ». L’Évangile est commun aux chrétiens et sa découverte permet un regard juste et sans cesse renouvelé sur l’Église que trop souvent on croit déjà connaître …
Enfin un petit témoignage. C’est très émouvant d’être sur la papamobile, et ça permet de percevoir directement le sens de l’énergie. J’ai dit au pape mon impression centrale : « C’est beau de percevoir la joie et l’espérance de ce peuple, et cela montre aussi le besoin d’espérance ! » Il m’a répondu que l’espérance est un droit humain. Soyons-en les porteurs !

 


+ Charles MOREROD OP



 

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