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Noël Sant'Egidio

16 janvier 2018

Parce qu’il y a tant de raisons de ne pas fêter Noël ... quand fêter Noël est un combat pour défendre la vie fraternelle.

Un sauveur nous est né … nous accueillons cette force de vie … cette espérance … pour TOUS et CHACUN de nous.

Les soucis, les décès, les privations de ses biens dont on nous dit qu’ils sont indispensables, le manque de papiers ou juste du nécessaire pour trop d’amis, l’absence de liberté même, avec la prison pour certains … ces poids dans nos vies, marquées par le refus chez beaucoup de se résoudre enfin à tout mettre en œuvre pour trouver ensemble ses raisons d’espérer encore qui sont là … comme il y a 2000 ans.

Alors que la cantine savoyarde prenait aussi le temps du repas de fête, les amis de Sant’Egidio … et les nombreux amis des amis, jeunes de tous les pays, compagnons d’Emmaüs ou des centres d’accueil, quartiers et villages de Savoie, vivaient leur 10ème repas de Noël, le 25 décembre à midi.
Ici, « on n’est pas là pour juger », « on vient comme on veut » (Jean-François, facteur retraité). Force est de constater avec joie que chacun voulait revêtir les habits de fête pour être bie

nveillant, participer à un moment en paix, se faire maison d’accueil de l’autre, cel

ui, petit (avec une dizaine d’enfants) ou grand, dont on a scandé le prénom avec un jeu, qui rappelle qu’avec Dieu, qui nous donne la joie d’être ensemble, chacun compte aussi aux yeux d’un monde qu’on veut plus fraternel. C’est pourquoi les repas de Noël organisés sur toute la terre ce 25 décembre, sont le lieu, durant l’année, de l’amitié de chaque jour, amitié faite de visites, de bons soins les uns pour les autres, de disputes parfois … de vie … mais une amitié augmentée et plus joyeuse, plus lumineuse que celle de chaque jour, car c’est Noël.

« On fête l’anniversaire de Jésus à ce qu’on m’a dit. Le siège de l’association, c’est donc bien catholique ? », « Je crois plutôt que c’est celui où chacun de nous est assis aujourd’hui, toi t’as une chaise moi j’ai un fauteuil, j'suis bien servi ! », lui répond-on avec humour.
Quand François d’Assise rencontre le Père Noël pour adorer l’enfant nouveau-Né, posé délicatement sous la paille !


Nous pouvons être cette crèche, même si elle est un peu « bancale » ; demeurer ce lieu privilégié pour accueillir ce qu’est Jésus aujourd’hui …
Nous voudrions, en reprenant les mots de Marco Impagliazzo (responsable de Sant ’Egidio à Rome), « qu’en ce Noël règne la joie de la maison qui n’existe pas pour tant de personnes qui, pour diverses raisons, ont perdu leur maison, la famille, les amis. Chacun de nous peut être une partie de cette maison qui fait défaut, pour la vie de beaucoup de personnes et afin que tous, nous puissions nous sentir chez nous à Noël, et surtout recevoir la visite de Jésus qui vient dans le monde apporter la paix, la joie, la fraternité ».

Denis Baret

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