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1er novembre 2018 – Solennité de tous les saints

30 octobre 2018

"La fête de tous ceux et celles qui sont près de Dieu. "

 Évangile (Mt 5, 1-12a)

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissezvous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! » – Acclamons la Parole de Dieu.

C’est aujourd’hui la fête de tous ceux et celles qui sont près de Dieu. Le livre de l’Apocalypse nous dit qu’ils sont une foule immense que nul ne peut dénombrer. C’est ce message que nous avons entendu dans la 1ère lecture. Pour la comprendre, il faut savoir que ce livre a été écrit pour des chrétiens persécutés. Ces derniers se posent des questions : le Christ a-t-il réellement vaincu le mal ? Dans un langage imagé, l’auteur de l’Apocalypse leur annonce que les forces du mal vont vers leur ruine. Par contre, le peuple de Dieu porte l’espérance de toute l’humanité. Seuls les chrétiens doivent pouvoir comprendre. Ils y découvrent le Christ qui nous est présenté comme l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde. Il est celui qui nous recrée à son image et à sa ressemblance. C’est une manière de rappeler aux chrétiens persécutés d’aujourd’hui que le mal n’aura pas le dernier mot. Les saints que nous fêtons en ce jour sont des hommes, des femmes et des enfants comme nous. Ils ont cru que l’amour était plus fort que tout. Leur victoire est déjà la nôtre. Nous attendons le triomphe définitif du Christ sur le mal. Dans la seconde lecture, le Christ vient renforcer ce message. Il nous rappelle que chacun de nous est un « enfant bien-aimé de Dieu ». Nous sommes tous appelés à partager sa gloire. Nos pauvres mots sont bien limités pour nous décrire ce monde tout autre de Dieu. Nous sommes encore dans le temps de l’espérance de ce monde nouveau. Il nous est offert à tous, même à nous pauvres pécheurs. Ce qui nous est demandé, c’est d’avoir les mains ouvertes et d’accueillir chaque jour cet amour qui est en Dieu. C’est en Jésus que nous trouvons le vrai bonheur. Lui-même nous en montre le chemin dans son sermon sur la montagne. Cet Évangile des béatitudes c’est celui de la joie. Ce bonheur est à recevoir dans l’immédiat. C’est lui qui donne tout son sens à notre vie actuelle ; nous sommes en marche vers ce monde nouveau que Jésus appelle le Royaume de Dieu. Dans cet Évangile des béatitudes, Jésus ne commande rien : simplement, il déclare heureux ceux qui se comportent d’une certaine manière, ceux dont le cœur est conforme à la Parole de Dieu. « Heureux les pauvres de cœur… ceux qui pleurent… ceux qui sont persécutés pour la justice… les cœurs purs… les miséricordieux… » Nous sommes loin de la mentalité de notre société actuelle. Quand les chrétiens veulent proclamer la vérité de l’Évangile, ils sont tournés en dérision. On a recours à la violence pour posséder toujours plus. Mais au bout du compte, l’accumulation de biens matériels ne pourra jamais nous combler. L’Évangile des béatitudes est là pour nous rappeler que Dieu seul peut nous combler pleinement. C’est en allant vers lui que nous trouvons « la meilleure part ». Mais cela ne sera possible que si nous restons vraiment ouverts à ce cadeau de Dieu. Si nous restons accaparés par la course à l’argent et aux richesses, nous passons à côté du but. Ce qui fera la valeur de notre vie c’est notre amour pour Dieu et pour les autres. C’est en donnant la priorité à Dieu, et en renonçant à tout ce qui nous détourne de lui que nous trouverons le chemin du vrai bonheur. Lui seul pourra nous combler pleinement.

 

La sainteté ne se gagne pas à la force du poignet. Il ne s’agit pas de performances à accomplir. Il n’est pas question de faire des choses pour « avoir droit » au Royaume. Ce que Dieu attend de nous, c’est que nous le laissions agir en nous. Il est comme le potier qui veut réaliser un chef-d’œuvre. Il attend de nous que nous soyons coopératifs pour qu’il nous façonne son image. Avec une infinie délicatesse, il nous fait avancer d’étape en étape ; il nous fait abandonner ce qui nous retient loin de lui ; il guérit nos blessures, il redresse ce qui est faussé à nous, sans le briser.

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