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Dimanche 9 décembre 2018

4 décembre 2018

2ème Dimanche de l'Avent "C"

 Évangile selon Saint Luc 3, 1-6

L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène, les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie. Il parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis ; et tout être vivant verra le salut de Dieu. – Acclamons la Parole de Dieu.

Toutes les lectures de l’avent nous annoncent la venue du Seigneur. Nous n’adorons pas un Dieu lointain, perdu dans les nuages. Il est celui qui vient. Il est venu à Noël, il vient dans notre vie et il reviendra à la fin des temps. Avec lui plus rien ne peut être comme avant. La première lecture est un appel à la joie et à l’espérance. : « Quitte ta robe de tristesse et de misère et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours ». En disant cela, le prophète s’adresse à une ville dont la situation est désastreuse. Et aujourd’hui, la situation de Jérusalem est sans doute brillante et en plein essor. Mais elle reste marquée par de nombreux conflits. Son histoire est sainte, mais elle est faite d’infidélités à son Dieu. Ses habitants adorent le même Père des cieux, mais ils se querellent jusqu’à la haine sur la personne de son Fils. C’est là, dans ce climat de morosité que nous trouvons un appel à l’espérance et à la joie. C’est le salut de Dieu qui est annoncé : « Dieu va déployer sa splendeur partout dans le ciel »… « Dieu conduira Israël dans la joie, à la lumière de sa gloire ». Nous devons accueillir cette parole comme une bonne nouvelle. Dieu y annonce les merveilles qu’il veut réaliser. C’est important pour notre monde d’aujourd’hui si souvent éprouvé par la violence, l’injustice et la haine. L’Avent c’est le temps de la venue de Dieu. Ce n’est plus le moment de rester prostrés dans la misère et la tristesse. Dieu est là pour le salut de tous les hommes. Et dans la seconde lecture, saint Paul nous dit précisément que ce salut de tous les hommes est réalisé en Jésus-Christ. L’apôtre nous invite à la confiance. Il loue les Philippiens pour leur coopération à la diffusion de l’Évangile : « Puisque Dieu a si bien commencé son travail chez vous, je suis persuadé qu’il continuera jusqu’à son achèvement… » Dieu a commencé son œuvre en vous… Ce n’est pas vous qui avez eu l’initiative. C’est d’abord l’œuvre de Dieu ; et nous y sommes tous associés. Ce qui nous est demandé, ce n’est pas de travailler « pour » le Seigneur mais de travailler à l’œuvre « du » Seigneur. Le principal travail c’est lui qui le fait dans le cœur de chacun et il veut nous y associer tous. L’Évangile nous ramène à une période bien précise de l’histoire. À cette époque le cruel Ponce Pilate était le gouverneur romain de Judée. La plupart des gens se sont trouvés affrontés à la famine et aux privations. Il fallait lutter pour survivre. Et c’est là précisément que Dieu intervient. La parole de Dieu est adressée à Jean. Dieu intervient en appelant les hommes. Et quand les hommes entendent cet appel, il peut faire de grandes choses avec eux. La parole de Dieu fut adressée à Jean « dans le désert » ; pour l’entendre, il faut que nous l’écoutions. C’est pour cette raison que Jean va au désert. C’est dans le silence que nous commençons à entendre. C’est pour cette raison aussi que nos églises doivent être des lieux de silence et de recueillement (même avant la messe) ; Dieu ne demande qu’à parler au cœur de chacun. L’Évangile dit que Jean proclamait un baptême pour la conversion. Il faudrait traduire « il criait un plongeon pour le retournement » ; le porte-parole de Dieu est un « haut-parleur » poussé au maximum. Cette conversion à laquelle il nous appelle, c’est vraiment un changement de toute notre vie. Il s’agit de plonger sous les eaux toute notre vie antérieure pour la noyer et la faire mourir ; c’est alors que pourra renaître « l’homme nouveau ». Cette conversion pour le pardon des péchés est offerte à tous. Mais elle ne peut devenir efficace que si nous l’accueillons librement. Ce n’est pas d’abord un passage du vice à la vertu ; c’est surtout un passage du fatalisme à l’espérance, du doute à la foi, du repli sur soi à l’ouverture. L’espérance chrétienne c’est de croire que Dieu est à l’œuvre. Même quand tout va mal il est là. Il agit dans le cœur des hommes. Nous en avons des signes dans les gestes de dévouement et de solidarité des uns et des autres.

Cet appel à l’espérance s’adresse nous qui nous lamentons si souvent sur les événements. Il nous invite à lire l’histoire ou les faits divers dans la foi et l’espérance. En ce temps de l’avent nous le supplions : « Pour nous sortir de la tristesse de la misère et pour que tout homme voie le salut de Dieu, viens Seigneur Jésus. »

 

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