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En route vers dimanche...

8 novembre 2017

Dimanche 12 novembre : les invitées à la noce

 

Les invitées à la noce

Evangile selon St Matthieu - Mt 25, 1-13

Les paraboles de Jésus ont l’immense avantage, sous leur forme imagée, de traverser les siècles. Elles transcendent en quelque sorte les lieux, les cultures et les circonstances. Elles invitent ainsi quiconque les lit à les méditer personnellement. Mais il ne faut pas les prendre à la lettre, car leur enseignement est toujours au-delà de la forme dans laquelle elles sont rapportées. Sinon ce ne serait pas des paraboles. Et c’est dans leur complémentarité qu’il faut les entendre, toutes ensemble. Ainsi en est-il dans la parabole des dix jeunes filles invitées à des noces, que nous entendons en ce dimanche. Nombre de traits forcés sont ici introduits par Jésus pour attirer notre attention, éveiller notre réflexion. En tout ce qu’il proclame, il y a une vérité cachée.

Ainsi convient-il de ne pas s’arrêter à ces détails insolites : Dans le cadre d’une telle noce, le retard de l’époux, par exemple, peut apparaître interminable ! On ne court pas chez le marchand faire un achat aussi minime en pleine nuit ! Fermer la porte de la salle des noces avant l’entrée de tous les invités est tout à fait contraire aux lois de l’amitié et de l’hospitalité ! Un fiancé ne répond pas à ses amis en retard : Je ne vous connais pas ! Et cinq jeunes filles sages face à cinq étourdies ne saurait signifier que l’humanité serait divisée en deux moitiés pouvant avoir droit l’une au salut et l’autre pas !...

En quoi tient donc le message essentiel, mis par le Seigneur dans cette surprenante mais combien parlante parabole ? Car, dans son fond spirituel, comme elle reste riche de sens ! Le premier enseignement est porteur d’une grande espérance Dans la perspective chrétienne où le Christ nous conduit, notre vie monte vers la joie et le bonheur des noces éternelles. Tel est le but ultime et quotidien de nos existences éclairées par la foi. Déjà les psaumes et les prophètes nous ont présenté le Seigneur comme l’époux d’une humanité qu’il aime d’un amour sans borne. En s’incarnant parmi nous, sous le voile de la chair, le Seigneur Jésus n’a pas craint de se présenter à nous comme cet époux divin qui nous a aimés jusqu’aux noces de la croix Mais, plus encore, qui est remonté, vainqueur du péché et de la mort, vers la Maison du Père où il nous a déjà préparé une place (Jn 14,1-3)


Le Christ Seigneur qui devient – oui, ce mystère est grand ! – par son amour infini pour l’Église, le modèle de tout amour conjugal (Ep 5,25-32). On comprend bien sûr l’abattement et la crainte que tout homme peut ressentir face à l’inconnu de l’au-delà et la rudesse de la mort corporelle. Cela, le Christ l’a explicitement promis à ses disciples. Et, à travers eux, à chacune et chacun de nous ici rassemblés : Que votre cœur cesse de se troubler ! Croyez en Dieu, croyez aussi en moi.


Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père, sinon je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place et quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi, afin que là où je suis, vous soyez vous aussi. Et du lieu où je vais, vous connaissez le chemin (Jn 14,1-4) N’est-ce pas là des paroles dignes d’un Bien-aimé pour sa bien-aimée ?


Ceci dit, et c’est un autre enseignement de la parabole, l’Époux se fait attendre ! Pourquoi cela ? C’est parce que Dieu nous laisse la grâce du temps pour qu’on puisse participer au rude et beau labeur de notre montée vers l’éternité. La rencontre ultime n’en sera que plus joyeuse ! C’est vrai, nul ne sait ni le jour ni l’heure. On sait cependant, de toute certitude, que pour chacun ce jour viendra et que cette heure sonnera. Alors la nuit ultime ouvrira sur une aube éternelle.


Il nous faut donc avoir une foi vigilante, une espérance toujours en éveil et un amour vivant sans cesse en nos cœurs.
En termes imagés, mais combien parlants, cela revient à dire, comme Jésus dans la parabole : porter chaque jour à la main la lampe qui illumine nos âmes. C’est pour chacune et chacun de nous une responsabilité personnelle et qui ne se délègue pas. Nous comprenons vite que la flamme de cette lampe, c’est celle de notre baptême où le Christ, lumière du monde,
a illuminé nos âmes avec la grâce de la foi. Que c’est aussi celle de notre confirmation où la descente en nous de l’Esprit Saint nous aide à cheminer, avec la plénitude de ses dons, vers la vérité tout entière (Jn 16,13).

Par-dessus tout, cette lampe allumée, c’est finalement celle de la Parole de Dieu, dont un psaume dit une lampe pour mes pas, ta parole, une lumière sur ma route (119,105).

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